Bonjour.
Je pense que c’est un bon commencement.
Pour être honnête, je ne sais absolument pas comment trouver les bons mots pour parler de mon histoire.
Je sais d’avance que j’aurais pas la force de pouvoir entrer dans les détails et tout raconter.
Je m’excuse d’avance pour les horribles fautes d’orthographe, je suis très très nul.
Alors je vais commencer simplement.
J’ai vécu un harcèlement scolaire. Un harcèlement physique et moral. Qui a commencer en Septembre 2012. J’étais en 6 eme.
J’étais dans un collège qui était réputé sensible. Dans un quartier sensible.
Ma rentrée et les deux premières semaines de septembre ce sont plutôt bien dérouler, j’étais en 6e4.
J’ai étais convoquer milieu septembre par la cpe de mon collège. Elle m’a expliquer elle souhaiter me changer de classe, pour me mettre en 6e5 excellence, « excellence » mon dieu ... je vois pas où été l’excellence dans cette classe.
J’ai donc changer de classe quelque jours après.
L’accueil était plutôt sympa, dès le premiers cours deux filles de cette classe m’ont dit « on va te faire la misère » la couleur était annoncé. ( au final elles m’ont jamais rien fait ).
Les cours se dérouler plutôt bien. Mais il y a eu ce jour.
Un gas de cette classe est venu et ma donner un coup. En rigolant. Naïve comme j’étais j’ai rien dit et j’ai ris, pensant qu’il jouer. J’ai vite déchanté quand les coups se faisait de plus en plus souvent. On était passer à pour jouer à tout les jours, suivis ensuite d’insulte, de dégradation de materiel.
Vous s’avez ce qui m’a choquer le plus? Un jour en me donnant des coups de poings dans les côtes, il m’a sortie « vas-y dit moi nique ta mère. » j’ai refuser du coup j’ai pris 3 fois plus le coup.
Encore aujourd’hui je ne sais pas quel était son but.
Les jours sont passer, j’avais chaque jours le droit à mon lot de coups et d’insulte, s’en était devenu une habitude, c’est horrible de dire ça mais c’est la triste réalité.
Après vous savez j’avais tellement l’habitude des coups que j’ai finis pas plus les sentir. On dit souvent que le corps a une mémoire...
Certains d’entre vous vont se dire que j’aurais dû en parler à mes parents ou alors pourquoi mes parents ont rien vu.
Ma mère une fois est rentrer dans la salle de bain quand je prenais une douche. Elle est tomber sur un corps avec des bleues. Elle m’a poser énormément de question. Je lui est dis calmement « ça ? Non c’est rien, je fais de la lutte au collège ( ce qui était vrai ) ils sont pas tendre » avec un petit rire. Je n’ai participer à aucun cours de sport du au douleurs des coups.
Et j’ai continuer à prendre des coups. Chaque jours.
Jusqu’au Mardi 19 mars 2013. Plutôt précis la date hein. C’est la pire date de tout ma vie.
Deuxième récréation de l’après midi,15h10.
On est passer à un stade de violence plus élever. Les coups de poings, les claques et les coups de pieds ne marchaient plus. Alors il est passer à l’étranglement. En plein milieu de la cours. Qui a réagis ? Personne évidemment même pas moi.
Je suis ensuite aller tranquillement en cours, je suis rentrer chez moi, j’ai fais comme tous les enfants de 12 ans j’ai pris mon goûter, fais mes devoirs et ensuite j’ai voulu essayer de décompresser un peu sur l’ordinateur.
Mon ordi était en hauteur sur un meuble j’ai tendu Le Bras pour l’attraper, sauf que le coin de mon ordinateur portable m’a taper sur la pommette droite. Chose d’anodine pour quelqu’un sauf que moi pas du tout.
J’ai un truc qui s’est casser en moi, j’ai ressenti une douleur énorme dans ma poitrine.
Ma belle mère s’est précipitée vers moi en pensant que je m’étais fait mal car elle m’a vu les larmes aux yeux. Elle est arriver près de moi elle a voulu m’attraper pour me prendre dans ses bras, mais j’ai craquer.
C’était trop dur. C’était le coup de trop.
La goute d’eau de trop.
Je peux vous dire que sa a était la pire soirée de toute ma vie.
Je me suis effondrer en larmes. Mais pas juste des larmes non, des larmes mélanger à des hurlements. « je veux mourir, laisser moi mourir ! Je veux rejoindre mon grand père »
J’étais à bout, pour moi ma vie devez s’arrêter ce Mardi 19 mars 2013.
J’ai eu des parents géniaux, qui ont très vite réagis. Mon père m’a préparer un sac et m’a amener chez ma maman, pour que j’ailles voir ensuite mon médecin.
Qui m’a reçu le lendemain en urgence.
Le verdict est vite tomber. Dépression ...
ce qui m’a le plus briser le cœur est de voir ma mère s’effondrer en larmes en disant au médecin « ma fille a parler de mourir ».
( je dois vous avouez qu’écrire cette phrase me laisse pas indifférente ... )
Je suis rester 3 mois, en arrêt médical, sous médicaments. Et chez ma maman, loin de cet établissement scolaire et pourtant chaque jours j’avais un appel de la cpe qui disait à mes parents « c’est bon dite à votre fille qu’elle peut arrêter son cinéma on va le punir »
« si votre fille ne revient pas en cours on vous attaque en justice madame » ( elle pouvait toujours essayer j’étais couvert d’un certificat medical et mon médecin était près à se déplacer personnellement au tribunal pour leurs regler leurs comptes ) ( je connaissais mon médecin depuis toute petite et il venait d’être papa donc sa le toucher deux fois plus )
J’ai eu un appel qui m’à vraiment toucher, mais vraiment et pour être honnêtement j’oublierais jamais de ma vie, une infirmière de cet établissement qui a appeler chez moi, juste pour savoir si j’allais bien et pour me dire que si j’avais besoin elle était là. Sa m’a tellement mît du baume au cœur.
Mai 2013, je me sentais mieux et prête à revenir dans cet établissement ( c’est ce que je pensais en tout ça ... )
J’y suis retournée un lundi matin.
Première matinée tous c’est très bien passer.
L’après midi, c’était pas la même histoire.
Cours de maths. Mon prof a eu l’immense bonne idée de mettre mon harceleur juste devant moi. SUPER IDÉE !!!
J’ai eu le droit à une claque, un coup de pied et une insulte.
Sauf que !! Je me suis lever, je l’ai regardée droit dans les yeux, je les giflée, j’ai rendu son coup de pied et son insultes ( en vrai j’ai sortie une bonne quinzaine d’insulte )
Alors je sais, on ne répond pas à la violence par la violence mais avec ce genre d’énergumène parler est une perte de temps.
Le soir mes parents et moi avons eu le droit à une convocation chez l’assistante sociale, pas étonnant avec mes 3 mois d’absence non justifié du au certificat médical que la cpe c’est fait une joie de faire disparaître ( les duplicata existe dommage pour elle !! Oui j’ai la haine désoler mdrr )
Mais manque de pot, l’assistante sociale quand elle a entendu mon histoire, à était complètement compréhensible avec mes parents et à prit ma défense.
Bien sûr sa n’a pas plut à ma cpe qui avait pour but que me faire taire au lieu de punir le harceleur.
Du lendemain elle s’est empressée dès la première heure de l’après midi, de faire une confrontation entre moi et ce gas, confrontation que j’avais refuser devant mes parents et l’assistante sociale. ( mon père était ravis quand il appris ça )
Suite à cette confrontation, arriver en cours ce cher à tous balancer dans toute la classe.
Et un ami ( un faux ami plutôt ) a même balancer dans la classe « elle prendre des médicaments car elle est folle ».
Ce qui m’a choquer c’est que mon voisin de table m’a sortie « c’est vrai t’es en dépression parce que ton grand père est mort il y a 6 mois »
Ils avaient fait ça, utilise la mort de mon grand père pour justifier ma dépression pour dédouaner le harceleur.
6 mois qu’il était décédé, mon cœur c’est briser, mon grand père était l’une des personnes les plus importantes de mon monde et j’ai très très mal vécu sa disparition. Alors qu’on utilise ça j’étais choquer.
Mes parents ont dû venir me chercher en urgence en cours, car mes camarades avaient préparer un plan pour me choper à la sortie dans un coin et me tabasser ( a 20 ) « jusqu’à temps qu’elle crève cette salope » comme j’ai entendu dire.
Je peux vous dire que quand j’ai vu mes parents et que mon père m’à dit « c’est terminé » j’ai fondu en larmes. Et tout les camarades passer à côté de moi en riant car ils étaient heureux de me voir pleurer.
Mon père hurlait qu’il voulait parler immédiatement au directeur. Il a eu le droit à la sous directrice et la cpe. Je peux vous dire qu’elles ont passer un très très mauvais quart d’heure. Mon père leurs hurler dessus qu’ils étaient des incompétents et que je ne reviendrais pas dans leur établissement. Ce à quoi a répondu là sous directrice « faite ça on vous traînera en justice » mon père a ris et lui a claquer « mais allez y avec des certificats on est intouchable !! » et nous sommes partie.
Je n’ai plus jamais remis un pied dans ce collège. Je suis retomber en dépression.
Quelque temps plus tard nous avons rencontrer le directeur en dehors du collège, tout ce qu’il a trouver à dire c’est que c’était de ma faute et que c’était à moi de m’endurcir.
Bravo monsieur le directeur !!
Il m’a fallut 1 an et demi pour sortir de ma dépression.
J’ai fais ma rentrer en septembre 2013 dans un nouveau collège et j’ai passer 3 superbes années la bas. J’ai même dès septembre 2013, aider une de mes amis qui subissaient un début de harcèlement à se battre contre ça et au final son harcèlement s’est arrêté et elle est aujourd’hui amie avec ces filles.
Aujourd’hui j’ai 19 ans, et je le dis, je ne suis pas guéri. C’est la première fois en 6 ans que je parle ouvertement de mon harcèlement.
Les derniers récents évènements de la vie m’ont fait comprendre que j’avais besoin de tourner la page. Pour pouvoir guérir et réussir à calmer mes peurs au quotidien.
Et j’ai compris que ma guérison devait commencer avec ce texte. Pour m’aider et aider les autres, avec mon expérience.
J’ai décidé de graver dans ma peau ce harcèlement, comme une cicatrice invisible que je rend visible à travers un tatouage.
Le premier mot qui mets venu en tête pour ce tatouage est « Renaissance » ce qui est plutôt étonnant car je voulais m’enlever la vie.
Au final j’ai aussi compris qu’un harcèlement change énormément une personne. Moi j’ai changer. J’ai dis au revoir à la petite fille de 12 ans, naïve douce et gentil qui a était maltraité pour naître à nouveau en étant une nouvelle personne, qui je vous avoue a une carapace énorme, un caractère beaucoup plus fort et avec beaucoup de méfiance. Mais je suis comme ça maintenant.
Tel un phœnix qui renaît de ses cendres.
Voilà c’était mon histoire. J’avais vraiment envie d’écrire ici.
Car l’histoire de Jeremy ( oui Je l’apelle Jeremy et pas jeremstar car là je l’adresse à la l’être humain et pas a la personne connu )
M’a énormément toucher. Il a subit, s’est relever et maintenant il en parle pour guérir mais aussi et surtout pour aider les autres personnes victime d’harcèlement.
Alors Jeremy, si tu pars par ici, bravo.
Tu es une personne courageuse et admirable. Vraiment. Tu peux être très fière de tous ce que tu accompli et de la personne que tu es !
Tu es un véritable modèle pour ce monde !!!